jeudi 29 décembre 2016

Moi en décembre

Pas beaucoup d'entrain pour écrire ces temps-ci. Pourtant j'ai continué à rouler pour maintenir un semblant de forme et passer au mieux les festivités de décembre.
Quelques belles sorties en solo, avec le club et avec le groupe du Palais, hier, par -3° de moyenne, presque trois heures sur la selle, resté dans les roues des coursiers, j'ai quand même passé un bon moment, malgré le brouillard givrant et le peu de soleil.
Mais voilà, une fois rentré, il faut nettoyer le vélo et rattrapé par le quotidien, plus l'envie et le temps de passer à l'écriture.

La saison a été passionnante avec plusieurs cyclosportives enchainées : Liège-Bastogne-Liège, La Route Verte, l'Alsacienne, l'Etape du Tour
et puis deux gentlemen : La Marcel Hocquaux et la gentleman de Briey

Cette année 2016 m'a permis d'aller encore un peu plus loin dans l'effort et découvrir des sensations que je connaissais pas encore. Entre douleur et plaisir, les fondamentaux du vélo m'ont traversés le corps, de la tête aux pieds, j'en garderai la mémoire pour mieux m'en resservir.
J'ai comme l'impression d'un recyclage permanent et régénérant, source de motivation pour de futures sorties.


TEASER CYCLISTE DU DIMANCHE from Villemin on Vimeo.

Un projet parallèle se concrétise également. J'ai enfin réussi à faire coincider mes deux passions, celle du vélo et celle de l'image en mouvement. Le film "cycliste du dimanche" est enfin achevé après une gestation de dix mois ! Michael Lawson, membre du club et écossais d'origine en a assuré la traduction anglaise, et les sous-titres sont faits. Il va bientôt être projeté au sein du club.

Capture d'écran de la version sous titrée

Pour commencer l'année 2017 il sera en tout cas présent au Marché du film du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand du 3 au 11 février. C'est pas une sélection officielle mais c'est l'assurance que le film figure dans une banque de donnée consultable sur le site du festival par tous professionnels du cinéma : programmateurs, responsables d'achats de courts-métrages de chaînes de télévisions... etc...
La page du festival, un film parmi des milliers d'autres !
Et puis un autre projet extra-vélo "Du côté de la réalité immédiate" sur lequel je suis en train de travailler, et pour lequel je sollicite quelques soutiens pour en assurer la longue traduction en anglais des nombreux textes qui y figurent. Il ne reste plus que six jours avant la clôture de l'appel...

Pour finir, j'adresse mes meilleurs voeux à tous les lecteurs fidèles de mon blog en espérant les croiser sur la route.

samedi 26 novembre 2016

Quand il n'y à pas de vent...

Rouler un après midi d'automne avec un ciel plombé et une température de 4°, il faut vraiment que le vent soit tombé pour que cela devienne une belle sortie à vélo entre copains du club.
Nous sommes seize dans le groupe ambition. Puis quinze, car Quentin reste dans le groupe loisir à Fey. Nous partons vers le sud-ouest sur un parcours que j'ai emprunté à Serge Gulka, le même que le groupe loisir mais avec quelques variantes.
La vallée du Rupt de Mad est assez peu fréquentée par la circulation et nous montons en endurance vers le plateau (sur le grand plateau !). Nous faisons en sorte de rester deux-par-deux et faire un peloton bien groupé. Mais comme il n'y pas de vent, pas de largués.
Nous continuons ainsi en bavardant les uns les autres, sans voir le temps passer. Nous somme déjà à Mars-la-Tour !

Sur la petite route de Rezonville, que ne connaissais pas Philippe Rocha, nous aperçevons une dame sur un cheval, vision poétique, à côté d'un petit étang, avec ce ciel chargé et la ligne d'horizon, et les cyclistes passant devant... trop tard pour sortir l'appareil photo.
Nous rejoignons le groupe loisir sur la route de Vernéville, comme un remake d'une autre sortie l'année dernière. Et le temps de mettre ma lampe frontale, car la nuit descend vite, à Amanvillers tout le monde bascule dans la vallée de Montvaux à fond les ballons.
Un peu largué au début, avec l'aide de Paul nous recollons au peloton, on frôle les 55 km/h.
Tout ce beau monde ralentit juste avant Chatel Saint Germain. Pour éviter les embouteillages qui précède le match du FC Metz de ce soir, tout le monde passe par le pont de Longeville.
Je rentre avec André Michel par la piste cyclable ce qui nous permet d'échanger quelques mots puis je monte le Saint Quentin, et continue de rouler pour atteindre les 100 kilomètres.


jeudi 3 novembre 2016

Les mouches volent en nuées...

L'air est pur au sommet, mais les mouches volent toujours en nuées autour de moi passé la cote huit cent... Il fait moins chaud que dans la plaine, j'escalade le col de Servance, tantôt à l'ombre des arbres, tantôt en plein soleil; Mes jambes sont dures. Sensations pénibles. Le goudron a fondu par endroits. Sous l'effet de la chaleur, des mirages surgissent en tremblotant, comme des flaques d'eau, aussitôt transformées en étangs, lacs… je pourrais même apercevoir par instants des petits êtres sur pattes surgir et gambader sur les bas-côtés...

Il me reste plus beaucoup d'énergie pour finir l'ascension. Je sent que je suis pas loin du bout, de la fin, de mon parcours, mais aussi de mes capacités du jour à rouler sur ces routes vosgiennes pleines de surprises. Des picotements dans les cuisses m'indiquent que je viens de passer un seuil de fatigue. La sueur qui ne parviens plus à sécher sur mon front glisse en gouttes multiples dans ma bouche, un goût salé, comme un goût de mauvais bouillon. Je commence à sombrer dans une sorte de torpeur. Il ne faut pas que j'oublie de boire, il ne faut pas…

Encore des mouches agaçantes qui viennent me taquiner attirées par toutes cette sueur. Elles tentent de rentrer dans ma bouches semi-ouverte, à la recherche d'oxygène.
J'essaie de d'oublier mes douleurs en me concentrant sur des pensées plus légères. Un souvenir d'apéro en été dans une chaise longue, le visage radieux de ma femme, tous les deux sirotant un rosé de provence. Le calme et le silence en regardant le soleil couchant.

Mais bien vite je suis rattrapé par mon problème du moment : réussit à tourner les jambes en cadence régulière pour ne pas perdre trop de vitesse dans cette montée qui n'en finit pas. Garder le buste bien droit, les mains posées au sommet du cintre. Bien respirer. Ne pas trop se dandiner, et bouger des épaules. Chaque tour de pédale, tirer d'un côté et pousser de l'autre, faire un beau cercle imaginaire, pour pédaler "rond", donner l'impression au cerveau que la maitrise est parfaite, que le corps répond aux moindres sollicitations. Mais qui se joue de qui ? les jambes du cerveau ? Le cerveau des jambes ?

Le soleil va bientôt décliner. Il est 17h. Je suis sur la route depuis 7h du matin. Il faisait 12 degré à cette heure. Maintenant, on est aux alentours de 30°. Je suis passé par le col du Page, le col des Croix, des Chevrères, la Planche des Belles Filles et voilà, je suis dans le ballon de Servance.

Je pense que je vais m'arrêter un instant au sommet pour souffler et chercher dans les poches arrières de mon maillot des restes de barres énergétiques. Je pense aussi à la descente qui va se faire calmement, les doigts sur les manettes de freins, sans prendre de risques, l'air qui va glisser sur mon visage et me rafraîchir la couenne. Je pense à mon arrivé à l'auberge, poser le vélo, marcher vers le premier robinet d'eau. Je pense à la douche froide sous laquelle je vais me glisser. Je pense à la bière blonde alsacienne à la fraîcheur réconfortante que je vais déguster. Je pense au canapé qui ça m'accueillir, surélever mes jambes allongées pour faciliter la récupération. Je pense à la petite sieste que je vais faire durant une demi-heure, m'enfoncer dans un sommeil réparateur pas trop long avant le repas du soir...

Mais je suis déjà arrivé.
Je dors déjà.

Le réveil sonne, je me lève d'un bond et j'enfile mon cuissard, maillot et me prépare à sortir, il est 7 heure du matin, la température est à 12° degré; un léger voile de brume couvre les champs. 'J'enfourche ma monture, et m'enfonce dans le brouillard sur une petite route gravillonnée qui serpente en montant vers le ballon d'Alsace ou le col des Croix, j'ai oublié…

mardi 1 novembre 2016

Le brouillard n'a pas réussi à nous brouiller !

Sous ce titre un peu facile, s'est déroulé une belle sortie en ce 1er novembre qui annonce le retour des entraînement avec les capitaines de route.

Retrouvailles chaleureuses entre Sylvain et Eric

Trois groupes : loisir, avec Jean Denis et Serge. Ambition avec Vincent et Sportif avec Alexandre. Beaucoup de monde en ce jour férié. Brouillard partout ce matin !

Je pars avec le groupe sportif, en prévenant que je les quitterai avant Pont-à-Mousson car je dois être impérativement rentré pour midi.
J'ai prévu le coup en roulant 25 kilomètres avant le rendez-vous. Je reste durant une trentaine de kilomètres avec le groupe et continue seul sur environ 45 kilomètres.

Dans la descente vers Villers sous Preny

Toujours dans la descente...



































Je passe par la côte de Norroy-les-Pont-à-Mousson qui me fait arriver presque dans le soleil. Je m'arrête pour prendre quelques images. Ensuite, je reviens par Vandière. A Novéant je bifurque sur Gorze pour faire la Croix St Clément.
Pas la tête à forcer. Je m'arrête vers la fin de la montée tant la vue est impressionnante avec le soleil filtrant au travers des bancs de brouillard.

Je finis pas une montée du Saint Quentin et achève mon Gran Fondo de novembre.

Croix Saint Clément

La fameuse montée de la Croix Saint Clément